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oct 17

Lannemezan. Le Wimax continue d’inquiéter

Josette Durrieu est sereine. « L’objectif reste de couvrir 100 % de la population avec du 2 mégabits »./ Photo DDM, Laurent Dard

Excès de précaution ou application d’un principe désormais acquis ? L’implantation, sur Hèches, d’un pylône Wimax pour assurer la couverture de la commune en internet haut débit fait des vagues. Une association, Protégeons nos enfants 65 (lire notre édition du 15 septembre) milite activement contre et préférait une couverture haut débit par fibre optique qui traverse la commune. Le conseil municipal, qui s’est saisi de la question, a voté une délibération. « Une large majorité des 15 conseillers a voté contre le Wimax », explique Marc Berges, le maire de Hèches, reçu, hier, avec une délégation d’élus, au conseil général. « C’est le principe de précaution qui a prévalu par rapport aux ondes. Il y a des interrogations, on va essayer d’apporter des réponses », indique Marc Bergès. « Globalement, le déploiement se passe bien. L’intention du conseil général est généreuse et générale : couvrir 100 % de la population à 2 Mb, un débit largement suffisant pour 99 % de la population et les petites entreprises, avance Josette Durrieu, la présidente du conseil général, qui participait hier à un comité de pilotage haut débit. La fibre optique (qui assure un débit de 100 Mb) n’est pas là pour alimenter les particuliers. Si elle arrive à Arreau, mais pas à Saint-Lary, c’est parce que le collège est à Arreau. La fibre couvre aussi les lycées, les hôpitaux, le pôle universitaire et 26 zones d’activités. » Les opposants au Wimax invoquent la nocivité pour la santé des ondes hertziennes à ces fréquences et puissances. « Pour les champs magnétiques, les normes évoquent un seuil de dangerosité de 61 V/m. La technique Wimax est inférieure à 3 V/m et à 0,6 V/m au-delà de 50 m », précise la présidente du conseil général. « C’est dommage. Au-delà des incompréhensions, on ne contraint personne. S’il le faut, le Wimax sera remplacé par une couverture par satellite qui offre une puissance résiduelle et reste peu évolutive. Ces appréhensions sont révélatrices de notre société, une société des peurs, faciles à exploiter. »